Les amateurs du grand frisson accueilleront la nouvelle avec intérêt : le meurtre devient enfin abordable en France.
Longtemps considérée comme le sport des rois, l’exécution d’autrui était dans notre pays restée hors de prix. Il était certes possible de participer à de gigantesques battues collectives dans des pays du tiers-monde, mais la mutualisation des coûts ne parvenait toutefois pas à mettre la vie humaine à portée de toutes les bourses. Il en a ainsi coûté plus de 421 Mds de dollars à la coalition des volontaires pour ramener 650000 trophées Irakiens à la maison, soit environ 650000 dollars par tête.
Deux jeunes de Nancy viennent de prouver que nul besoin n’était de partir loin pour goûter un peu d’adrénaline : quatre ans après avoir poussé un homosexuel piètre nageur dans un canal, ce qui avait entraîné sa noyade, ils ont écopé de cinq ans de prison, dont deux fermes. (Certaine presse sensationnaliste préfère mentionner trois ans de sursis. Fidèle à sa réputation de sérieux et de probité, Brave Patrie choisit de citer le chiffre le moins impressionnant. Deux ans fermes. Voilà.)
En Dils, le taux de conversion officiel de l’année de prison, cela vaut 133333 euros, soit près de cinq fois moins cher que chez nos amis Anglo-saxons. Pour un Blanc, en plus. Qui osera encore dire que la France n’est pas compétitive ?
(A l’heure où nous écrivons ces lignes, le candidat de l’UMP n’a pas encore exprimé son soutien à la victime. Il est toutefois possible qu’il fasse une déclaration sur l’incompatibilité du gène des pieds palmés avec celui de l’homosexualité.)