Alors que la presse fébrile s’attendait à ce que le futur chef de l’Etat prenne quelques jours de vacances dans une studette du VVF de Vafanculu, en Haute-Corse, Nicolas Sarkozy a pris tout le monde à contre-pied en s’invitant à bord de la Paloma, magnifique yacht de quelques centaines de pieds.
Grand admirateur de Jean Jaurès, de Léon Blum et d’Ernesto Che Guevara, ami des ouvriers, M. Sarkozy a donc choisi de jouer l’ouverture en s’adressant aussi aux riches, si souvent dénigrés par une populace avide de boucs-émissaires.
En sacrifiant ainsi quelques jours de repos pourtant bien mérités, M. Sarkozy démontre que son vœu d’être le « président de tous les Français » n’était pas un vain mot, et qu’il est prêt à vaincre les préjugés les plus profondément ancrés pour enfin réconcilier la France.
Nous ne pouvons que l’en féliciter.
En revanche, le foie gras ne se tartine pas, M. Sarkozy. Courage, nous savons que vous pourrez y arriver.