« Je n’ai pas trahi. Je n’ai trahi ni mes conceptions ni mon pays », a récemment déclaré Eric Besson, le secrétaire d’Etat, transfuge d’un Parti Socialiste moribond, rallié aux forces du Progrès dirigées par Nicolas Sarkozy. « C’est le PS qui a trahi les convictions qui avaient justifié mon adhésion. »
J’ai été trompé ! Quand je suis venu Rue de Solférino pour adhérer, en 1993, il y avait des banderoles RPR partout ! Très vite des militants socialistes m’ont accueilli, déguisés en Louise Yvonne Casetta et Alain Juppé, avec des verres de Pastis® pur à la main : je me suis senti en confiance ! De-ci, de-là, au cours de nombreux meetings, j’avais bien remarqué que l’Internationale était reprise en chœur, mais je croyais à une grosse blague... et puis avec tout ces Pastis®...
Quand j’ai dessaoulé, en 2007, j’ai réalisé l’ampleur de la tromperie...
« Je pense aujourd’hui que c’est le PS qui a trahi les convictions qui avaient justifié mon adhésion. J’avais adhéré à un parti progressiste qui abhorrait le culte de la personnalité. En se donnant à Ségolène Royal, le PS a trahi son histoire et ses valeurs. »
Je ne retrouve pas du tout du tout la même ambiance à l’UMP : comme Laure Manaudou et des millions de braves patriotes, je vis une idylle.