La loi sur le service minimum dans les transports n’a pas encore été promulguée et l’opposition, toujours aussi tatillone et procédurière qu’a court d’idées, tente d’en reporter l’application sous de fallacieux prétextes constitutionnels.
Outre-Rhin, on ne s’embarrasse pas de ce genre de détails et nos désormais amis allemands qui, suivant à la lettre les judicieux conseils de l’OCDE, ont déjà augmenté leur temps de travail s’éloignant ainsi du fardeau des 35h qui nous afflige, s’attaquent maintenant au droit de grève.
Preneurs de clients en otage de la CGT et de SUD Rail, tremblez ! Car il ne suffit pas que l’ensemble des rédactions des chaînes de télé nationale, régionale ou même d’obscures chaînes du câble, ainsi que l’unanimité des quotidiens de référence et des publications régionale soulignent à chaque rupture de service à quel point il est ignoble de laisser les gens s’agglutiner jusqu’à l’émeute sur un quai de RER dans l’espoir bien légitime de se rendre au travail pour la gloire de notre Produit Intérieur Brut et leur épanouissement personnel pour bien mesurer les dramatiques conséquences économiques d’une grève.
C’est ce qu’a fait en revanche le tribunal du travail de Nuremberg.
"Cette grève ferait payer un très lourd tribut à l’économie allemande, en cette période de pointe pour les voyages" a jugé le tribunal qui a donc logiquement abrogé le droit de grève dans les transports jusqu’à la fin de l’été laissant ainsi le temps à l’état de privatiser la Deutsche Bahn dans de bonnes conditions.
Un exemple à suivre.