Attendue cette année sur le thème de « c’est nous qui pisse le plus loin », la Russie a créé la surprise mardi dernier en abordant la thématique plus subtile de « c’est nous qu’on a la plus grosse »
En effet, alors que depuis 2003 les Américains s’imposaient dans la discipline sans concurrents potentiels, la Russie à annoncé avec force modestie avoir testé avec succès la plus puissante bombe conventionnelle du monde.
Mais, rebondissement, alors que la fière nation s’apprêtait à déposer le brevet en l’intitulant « père de toutes les bombes », les Américains, forts d’une solide réputation en matière de enlarge, rétablissaient immédiatement leur leadership par une surenchère de quelques tonnes et renvoyait par la même les Russes à leur copie par un condescendant « si ça c’est gros, nous, on a pire ! »
Ici, en Bravepatrie, où l’on sait pertinemment que la teneur du débat ne devrait pas s’ancrer sur la grosseur mais plutôt sur l’usage, l’on observe avec sérénité cet étalage d’hormones mâles qui n’anime guère plus chez nous que quelques zones de non droit aux abords de la gare du Nord. Toutefois, en attendant de voir la grosseur des choses annoncées, la querelle fait sans nul doute l’objet d’un vif débat au sein des cabinets de conseillers à l’Elysée, où peut-être se sussurent déjà des prénoms socialistes aptes à diriger une mission gouvernementale propre à prendre des poids et des mesures.
JBB