Abou Moussab al-Zarqaoui, le célèbre consultant en consulting, spécialiste de l’évènementiel iraquien, vient de dévoiler à la communauté internationale béate d’admiration un nouveau procédé destiné à lutter contre un des fléaux majeurs de nos sociétés occidentales : le chômage.
Si la pratique de l’élimination virtuelle des chômeurs est, de longue date, parfaitement maîtrisée par les pouvoirs publics et instituts statistiques bravepatriotes, Al Quaeda a, hier matin, apporté un plus qualitatif indiscutable au procédé en réussissant le tour de force suivant : exploser leur gueule, pour de vrai, sans trucages, à tous ces chômeurs qui chôment.
La démarche, avant-gardiste, a attiré tout particulièrement l’attention de notre secrétaire d’Etat chargé délégué à l’emploi et au génie militaire : « On oublie souvent la réalité vécue du chômage. Un demandeur d’emploi ne peut pas être réduit à une statistique. Derrière chaque chômeur, il y a un homme. Al Quaeda a brillament pris ce facteur en compte ».
On le sait, « tout n’a pas été tenté » contre le chômage, et notre brave gouvernement n’a jamais caché qu’il faudrait peut-être s’inspirer d’exemples étrangers pour le vaincre. Nos clairvoyants ministres se sont donc penchés sur les détails de la méthode employée, dont l’on sait déjà qu’elle a nécessité l’embauche temporaire d’un intermittent du spectacle qui se serait présenté auprès de ses futures victimes, pour la plupart des ouvriers chiites pauvres du bâtiment, comme un employeur. .« Il est arrivé dans une Opel et a appelé les ouvriers comme pour leur proposer du travail. Il a ensuite fait exploser son véhicule », nous explique le Figaro de ce matin. Notre brave gouvernement examine actuellement la possibilité de transposer à la France ce procédé, en privilégiant cependant l’emploi d’un véhicule de fabrication nationale (une Twingo, de préférence).