Jean-Louis Borloo a ce matin pris la défense de son collègue Hervé Gaymard en des termes chaleureux et émouvants, rappelant à bon escient que sous l’aspect bourru et peu sophistiqué de nos compatriotes de province bat un cœur dont la pureté n’a pas été corrompue par le cynisme qui semble prévaloir dans certaine rédaction de la rue Saint Honoré.
En effet, le moineau des corons a volé au secours du lapin des alpages avec une éloquence rare chez les gens de peu que sont les ruraux : "Vous savez, Hervé Gaymard pour moi c’est toujours l’image du Savoyard. Un Savoyard c’est un montagnard et un montagnard c’est quelqu’un qui marche pas à pas, doucement, avec prudence. En général, en cordée et en équipe. Et le Savoyard c’est le petit chalet au fond de la montagne, c’est Stallone dans Cliffhanger : il met ses deux doigts dans la montagne et il file des grands coups de crampons dans la tronche des nuisibles. Faut pas l’emmerder, le Savoyard."
Voilà qui devrait calmer l’ardeur des détracteurs d’un homme qui a déjà bien assez de soucis avec la propension des préservatifs à éclater quand la température descend sous zéro dans le petit chalet au fond de la montagne.