lundi 21 février 2005

Avec le départ de Mgr Lustiger, c’est Gonzo qui meurt un peu

Le cardinal Jean-Marie Lustiger a donné hier dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, bourrée à craquer, sa dernière messe.
L’émotion était indéniablement présente dans la belle voix burinée aux Gitanes et au sky de l’homme qui avait toujours su passer le flambeau de la foi à ses auditeurs.
Cette émotion était contagieuse, et dans la fumée des encensoirs les plus ostensibles fidèles des assistants du premier rang, Bernadette Chirac et Jean-Pierre Raffarin, les yeux rougis, ont eu du mal à retenir une larme. Les célèbres gargouilles de la cathédrale, on l’aurait juré, cachaient leurs sentiments derrière une petite toux discrète.

Celui qui pendant 24 ans a présidé aux destinées de l’archevêché de Paris a conclu son discours par un message d’espoir en l’avenir, donnant aux fidèles rassemblés ses secrets pour continuer d’aimer dans un monde parfois si dur.

Bouleversé par tant de pureté, à 6000km de là, Hunter S. Thompson s’est tiré une balle.

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Réactions
05-08-2007 : Avec le départ de Mgr Lustiger, c’est Gonzo qui meurt un peu , Sigismond de Martenot - 2 réponses
13-12-2005 : > Avec le départ de Mgr Lustiger, c’est le grain de blé de l’Evangile qui meurt un peu , Elisabeth du web - 0 réponses
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