Le Da Vinci Code aurait-il livré tous ses secrets ? C’est du moins la question qui a chamboulé le bouclage du National Geographic depuis qu’un employé de chez Clearstream, occupé à passer à la broyeuse dépouiller les dossiers qui puent archives sans importance, a exhumé des tablettes contenant une liste suite de noms rédigée non seulement en colonne, mais surtout en latin et en araméen.
Ces tablettes de marbre datent des tous débuts de l’établissement bancaire quand, sous le nom de Clearum Streamus, elle n’était qu’une modeste échoppe de prêts sur gage sise en Judée.
Perdues entre les sempiternelles ventes de grains, de bétail ou d’esclave, deux modestes lignes révèlent pourtant qu’un virement de trente deniers a bel et bien été réalisé les jours précédant la Pâque de l’an 33 après J-C depuis le compte n°607 "Sanhedrin" vers le compte n° 615 "Iscariote Judas". (1)
Découverte dont l’intérêt historique serait somme toute mineure si les noms de deux intermédiaires aux rôles flous - les dénommés Gergorinix et Rondotus, décurion de son état - n’apparaissaient pas dans la transaction de manière insistante.
La direction de la communication de Clearstream n’a fait aucun commentaire, se bornant à déclarer : "This is not a method ! This is provocation !" "Tout ça c’est de l’histoire ancienne" et pencherait pour une erreur de frappe.
Si vous le dites...
PS. On nous signale la découverte d’un parchemin Templier à Rennes-le-Château qui relierait une certaine Claire Courant au trésor de l’Ordre.
(1) Agrafé aux tablettes, un papyrus précise que ce compte a été soldé dans les jours qui suivent. Le compte a semble-t-il été laissé en déshérence depuis.