La récente visite de notre sémillant Premier Ministre dans l’île de la Réunion pourrait, il faut le craindre, avoir un impact important sur la conduite des affaires de notre pays, puisqu’il est à cette heure fort probable que M. de Villepin ait, malgré les précautions prises à chaque étape de son voyage, contracté le virus chikungunya suite à des piqûres de moustiques.
Selon les rares témoignages filtrant de l’hôtel Matignon, le drame serait survenu peu de temps après l’arrivée sur l’île de M. de Villepin et de ses collaborateurs. Souhaitant, à son habitude, courir quelques minutes en maillot de bain sur la plage sur fond de soleil levant, notre Premier Ministre aurait involontairement distancé les agents chargés de sa protection, incapables de tenir le rythme d’athlète qu’il leur imposait et aveuglés par les reflets de la mer sur sa crinière argentée et ses quadriceps saillants. Un moustique aurait alors profité de l’occasion pour s’abreuver de sang sur M. de Villepin, dont le corps d’adonis était alors vêtu d’un simple boxer ne dissimulant de son anatomie généreuse qu’une protubérance du meilleur aloi.
Le chikungunya, également appelé « maladie de l’homme courbé », pourrait donc confirmer la mystérieuse malédiction qui tend à frapper les différents locataires de Matignon depuis 2002. Après Jean-Pierre Raffarin et ses deux clones, M. de Villepin pourrait à son tour être contraint d’adopter une posture trapue du fait des douleurs articulatoires causée par l’infection, perdant au passage environ 25 centimètres de hauteur, et donc son principal atout politique dans l’hypothèse d’une confrontation électorale avec notre bien aimé ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.