Laurence Parisot, grossiste en portes et fenêtres, representée pour l’occasion par un stagiaire en contrat d’apprentissage d’intermittent du spectacle, vient d’annoncer qu’une série de coquilles s’etait malencontreusement glissée dans les sondages publiés par l’IFOP sur les 18 derniers mois au sujet de l’élection présidentielle de 2007.
En effet, pour d’évidentes raisons budgétaires, la réalisation des enquêtes d’opinions même avait été délocalisée au Vietnam. Selon nos estimations les plus précises, le panel de votants utilisé se compose à 100% de vietnamiens dont 80% ne pouvaient pas comprendre les questions pour cause d’analphabètisme aggravé, 19,5% ne comprennant pas le français. Les 0,5% restant : introuvables à ce jour mais probablement communistes.
"Il conviendrait d’adopter la plus grande prudence quand aux chiffres obtenus par cette méthode bien peu onéreuse mais dont l’efficacité laisse à désirer" - lache un expert marketingo-statisticien de l’institut de sondage.
Une rapide estimation en interne, ainsi que dans les rédactions des grands quotidiens ou hebdomadaires avec lesquels les instituts de sondages ont l’habitude d’affiner leurs pronostics laisse entrevoir une victoire de Nicolas Sarkozy dès le premier tour, cantonnant Ségolène Royal à 5% des intentions de votes.
Dépitée par la nouvelle, la compagne de François Hollande envisagerait de s’expatrier au Vietnam pour se lancer dans la chanson : "La-bàs je suis populaire, on y apprécie ma voie criarde et mon look décalé !"