C’est par ce vibrant leitmotiv que le président Nicolas Sarkozy a décidé de conduire sa campagne de promotion de son dernier opus.
Ouvrage choquant pour les laïcards ignorants des nouvelles donnes religieuses de notre Bravepatrie, texte sacré porteur d’espoir pour toutes les religions opprimées par 20 ans de pouvoir alter soviétique, « la République, les religions, l’espérance », issue d’une courte expérience de spiritisme scientologiste autour de la table du mage Tom Cruise, a la qualité d’écrire tout gros ce que beaucoup ne liront pas mais apprendront pourtant bientôt, et pour certains, à leurs dépends.
En effet, que l’on ne s’y trompe pas, l’ancien ministre du Culte nous livre, à travers cette œuvre littéraire, une ébauche de programme électoral que saura certainement saluer à sa juste valeur le Goncourt de littérature 2007. Homme « de culture catholique, de tradition catholique, de confession catholique », tantôt de peu de foi, tantôt homme de foi, selon qu’il se trouve dans une sphère publique ou privée, Nico a su trouver le ton juste pour s’adresser à une Bravepatrie fervente croyante et qui a les fois.
Ce pamphlet impitoyable de la laïcisation de notre société alors que « la place de la religion dans la Bravepatrie de ce début de troisième millénaire est centrale » a su réchauffer les cœurs de ceux dont le droit, essentiel et premier, de pratiquer sa religion était bafoué sans vergogne. Inscrire les religions au programme scolaire et obtenir un financement national quant à l’entretien et la construction d’édifices cultuels sera sans nul doute le chantier présidentiel prioritaire de 2007.
C’est dans cet esprit de décapitation de la loi de 1905 que Néodruides, Chevaliers Jedi et apôtres de Maradona ont célébré la publication du texte saint.
JBB