Une semaine après nous avoir rassuré sur la
fermeté de sa barre, Jean-Pierre Raffarin a évoqué ce vendredi l’élargissement avec des larmes dans les yeux.
Contrairement à celles de son mentor Valéry Giscard d’Estaing, qui avait eu du mal à avaler les fûts des canons allemands sur les Champs Elysées lors du défilé du 14 juillet 1994, les larmes du Premier ministre sont
"les larmes de la joie".
Homme sincère, il avoue cependant que cet élargissement lui a aussi tiré les
"larmes de nos hontes". Ces hontes, Jean-Pierre Raffarin a toutefois su les laisser derrière lui, pour apprendre à apprécier aujourd’hui les plaisirs simples des
"mains qui se serrent [et]
des cœurs qui se rapprochent" qui vont de pair avec cet élargissement.
On le voit, le Premier ministre enfin pris la mesure de son rôle à Matignon. Une nouvelle qui ne peut que réjouir les braves patriotes.