La saine compétition permise par la mise en concurrence des compagnies ferroviaires britanniques offre cette année à nos voisins d’Outre-Manche deux jolis cadeaux de Noël : la liberté, et la liberté.
En effet, la société de maintenance de l’infrastructure, souhaitant concrétiser son first mover advantage dans un marché global toujours plus féroce, a décidé de réduire de douze à quatre semaines ses préavis de travaux.
Par conséquent, les compagnies de trains n’ont pu éditer d’horaires postérieurs au 24 décembre, libérant ainsi les prolétaires et les phobiques de l’aviation de la désagréable obligation de figer leur emploi du temps pendant une période qui devrait rester festive. Les Bravepatriotes, fatigués de devoir jongler avec la lourde planification des marxistes de la SNCF, apprécieront l’ampleur de la révolution.
Enfin, outre l’appréciable bonus au PIB du dernier trimestre (les billets créent environ deux fois plus de valeur quand ils sont commandés moins de deux semaines à l’avance), cette situation permettra aux très performants opérateurs de tchou-tchous britanniques de déployer tout leur art de libres entrepreneurs guidés par la main invisible qui tripote les aiguillages : lancer les trains à fond sur les rails, et voir qui arrivera le premier.