En effet, tandis que les pro-tibétains annoncent partout que plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort en raison d’une sanglante répression policière chinoise (alors qu’a écouter les médias chinois il semble que l’on ait seulement affaire à quelques réincarnations), nos médias nous tiennent dans une ignorance crasse de l’évolution de la démocratie dans le monde en préférant nous abreuver d’image de Tibétains suintant le beurre de yak et appelant au boycott des JO de Pékin.
Que l’on juge.
Robert Mugabe, fils d’un immigré hongrois qui abandonne très vite le foyer familial, est élevé par sa tendre et chère petite maman jusqu’à l’âge de briguer un mandat municipal.
Engagé très tôt en politique, il gravit les échelons un à un jusqu’à celui de héros de la révolution orange qui a permis à son pays de se débarrasser des oripeaux de l’époque coloniale.
Devenu président en 1988, il est depuis ce temps continuellement réélu triomphalement, comme n’importe quelle personnalité politique fréquentable d’Afrique.
Artisan d’une politique d’émigration animée par de petites piques acerbes telles que « le Zimbabwe, tu l’aimes ou tu le quittes » ou « on va vous en débarrasser de cette racaille », il a su montrer a bon nombre de fermiers blancs du Zimbabwe la route à la fois droite et pentue menant vers l’Afrique du Sud voisine.

C’est donc fort de ces succès que le vieux leader, âgé de 84 ans, s’est présenté à sa propre succession, avec à son crédit un bilan plus qu’honorable dans de nombreux domaines, notamment en matière d’économie d’échelle, de réforme de l’Etat et d’émigration choisie. Avec un tel bilan, il semblait bien que l’issue ait été courue d’avance, et pourtant : c’est le drame !
Sans attendre les résultats officiels, l’opposition proclame unilatéralement sa victoire ! Coupant par là même l’herbe sous les pieds de Robert, non sans lui avoir préalablement décoché un sérieux coup d’boule balayette, l’opposition a fait monter la tension politique dans ce pays d’Afrique australe, où l’armée et la police ont été placées en état d’alerte niveau cramoisi.
C’est donc parce que là bas, plus loin que le Darfour, où pourtant ça foire, là bas, encore plus loin que le Rwanda, il y a en ce moment un pays qui vit dans le chaos de contestations électorales semblables à celles qui ont secoué le centre cosmique de l’Univers, a savoir : Perpignan et afin que plus jamais on ne manque bêtement de chaussettes à une élection, Harare a déclenché son plan « envoyez des chaussettes pour Mugabe. »
Ami lecteur, Bravepatriote, avec une chaussette tu peux faire gagner 5 voix à un dictateur démocratiquement élu (si tu t’y prends bien), alors agis !
Glissez une chaussette remplie de bulletins dans une enveloppe et adressez-la à :
Commission électorale
Comptage des bulletins des Zimbabwéens de l’étranger
P.O.Box 1378 Harare
ZIMBABWE
