Brave Patrie
Société

De l’audace, toujours de l’audace

L’industrie pénitentiaire, vecteur du redressement économique de la France d’en Bas

Dominique Perben, Bras Vengeur de la Justice Brave-Patrienne, l’a annoncé à notre confrère catholique La Croix : afin de combler les sévères lacunes de notre appareil répressif, laissé en friche par 20 ans de laxisme et d’angélisme trotsko-socialiste, le Ministère de la Justice va implanter deux nouveaux centres pénitentiaires, un non loin d’Alençon - où l’on a l’habitude de faire dans la dentelle - et l’autre à Vendin-le-Vieil (Pas de Calais), "là où elle pouvait être le plus utile en termes d’actualité économique, c’est à dire dans le secteur de Metaleurop".

Helmut San Pericoloso der Sporgerzi
, vendredi 14 mars 2003 Cliquez sur l'une des icones ci-dessous pour enregistrer cet article sur votre plateforme favorite : Facebook iGoogle Mon Yahoo! del.icio.us Buzz! (Vous devez être inscrit sur les plateformes ci-dessus pour pouvoir y enregistrer cet article.)

Il est clair que ce ne seraient pas ces paltoquets de gauchistes, engoncés dans leurs bons sentiments mièvreux, qui auraient songé à ce véritable coup de génie, typiquement français : des emplois contre des prisons !

La prison, la pénitence, est en effet un véritable poumon d’acier pour l’économie française. Songez-y : on peut aussi bien utiliser les détenus comme main d’oeuvre à (très) bas prix pour dépolluer les côtes d’Aquitaine ou servir de bouclier humain en Irak, qu’absorber un trop plein de chômeurs en en faisant des matons !

Et quand on sait qu’on ouvre en ce moment même des centres d’éducations fermés (la langue française n’est-elle pas admirable, "ouvrir" des centres d’éducation "fermés"), on se dit que c’est dans la joie et en famille que les chômeurs et leur mauvaise engeance travailleront de concert... Chacun de son côté des barreaux, certes, mais n’est ce pas là un faible prix à payer pour voir enfin se réduire cette fracture des générations si caractéristique de la plèbe, euh, France d’en Bas ?

Mais ce n’est pas tout, considérez plutôt : avec quoi fait-on les prisons, je vous le donne en mille ? "Du métal !", eh oui, Adrien, du 21 à Asnières, effectivement, on utilise du métal pour faire ces barreaux, du bon acier français ou en tout cas en provenance de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier... Et autour des barreaux, ce sont des tonnes de bon béton bien robuste que l’on coule. La Prison, c’est l’essence même du Bâtiment, et ne dit-on pas que lorsque le Bâtiment va, tout va ?

Non, décidemment, l’industrie pénitentiaire est l’avenir de l’économie Brave Patrienne, et gloire à M. Perben qui a su nous montrer la voie, qui saura nous guider dans un avenir radieux, plein de villes propres aux fenêtres à barreaux, et où laxisme et indolence n’auront plus droit de cité !

On se désole toutefois de voir les 830 employés de Metaleurop, embrigadés dans un syndicalisme rétrograde, faire la fine bouche devant l’opportunité quasi-providentielle (allez, foin de modestie, disons providentielle tout court) qui s’offre à eux. Comment peut-on hésiter à devenir la première génération d’employés recyclés dans le pénitentiaire, véritables héros et hérauts d’une France Qui Va Mieux, garants d’un sain équilibre entre l’argent et les prisons ?

Gageons qu’une prompte intervention de notre sémillant ministre de l’intérieur, ainsi qu’une bourrade amicale et un discours remotivateur de notre Guide Suprême Jean-Pierre Raffarin saura les remettre dans la droite lignée d’une Brave Patrie qui saura construire sur sa délinquance les fondations d’une société plus propre.

Vive notre Brave Patrie, vive Dominique Perben et notre Guide Jean-Pierre Raffarin, vive l’administration pénitentiaire !

Réactions à L’industrie pénitentiaire, vecteur du redressement économique de la France d’en Bas

Les vrais Patriotes pratiquent la réaction dans la joie et la bonne humeur depuis 2002. Réagissez aussi !

Déjà 2 réactions.

  • 20 mars 2003 17:46, par un patriote anonyme

    > L’industrie pénitentiaire,

    Dans un "territoire de l’ouest" américain devenant Etat, vers la fin du 19° siècle, les habitants se sont disputés pour l’implantation dans leur ville des symboles du pouvoir : le capitole, l’Université et la prison. Les gagnants eurent la prison, avec beaucoup de flics assurant leur sécurité, et les perdants eurent l’Université, avec ses jeunes braillards agités ... J’ai oublié le nom de l’ État, mais l’histoire est vraie.

    Répondre

  • C’est l’avenir ! D’abord, il est évident que les bravespatriens voyant augmenter leur chance de finir en prison,il faut que ces nouvelles résidences secondaires soient trois étoiles (comme on disait autrefois : les prisons 3 étoiles). Et l’investissement dans les prisons, les gardiens qui vont avec, et les flics ( ?, malgré le déficit budgétaire ainsi aggravé nous guarantit un avenir économique qui va faire frémir les boursicoteurs. Ce qui m’inquiète, c’est que qq communes concernées ne veulent pas de prisons sur le territoire, comme elles ne veulent pas de "gens du voyage" : Il y a deux types d’hommes, ceux qui tuent leurs puces eux-mêmes et ceux qui les refilent aux autres. Pour les communes c’est idem. A qui les déchets, la prison, les manouches ? A la commune d’à côté, SVP. Un bravepatrien perplexe.....

    Répondre

RSS Réagir Envoyer

Flux RSS :

Vous pouvez aussi suivre les contributeurs du forum :

Envoyer cette page :

Vous pensez qu'un sympathisant de l'UMP peut être intéressé par cette page ? Faites-la lui découvrir !

Vous préférez utiliser une plateforme socialisante ? Cliquez ici.

Dernière réaction :

Dans un "territoire de l’ouest" américain devenant Etat, vers la fin du 19° siècle, les habitants se sont disputés pour l’implantation dans leur ville des (...)

Un patriote anonyme

Retrouvez toutes les réactions des abonnés du Monde.fr lecteurs de Brave Patrie.

Sur le même sujet :

Bis repetita placent :

Vous avez un sentiment de déjà vu ? Il vous semble que l'Histoire bégaie ? C'est bien le cas, et comme prévu, c'est une farce :

4 mars 2004 : Chantage à la bombe sur les autoroutes françaises

Réclame