C’est avec un profond soulagement que nous apprenons que le Commissariat Général aux Questions Informatiques (C.G.Q.I) vient enfin de sévir. Les propagandistes ont été sommés de livrer à la justice l’identité véritable du petit salopiaud qui tirait les ficelles de ces actions terroristes iconoclastes, dissimulé dans l’ombre de son lâche anonymat.
Iconoclastes ? Oui, et nous pesons nos mots : car la publicité, outre son caractère pédagogique dont l’origine remonte aux peintures rupestres de Lascaux, c’est avant tout de l’art, n’en déplaise aux graffiteurs-bovistes subventionnés par Jack Lang et ses affidés.
Un art accompli, un art complet, mettant en oeuvre des modèles choisis pour leur canon esthétique, des couleur chatoyantes prélevées aux meilleurs palettes, et des textes dont la concision et la portée n’ont d’égales que Les Maximes de la Rochefoucauld.
Un art sans lequel nos villes ressembleraient à une pissotière de Berlin-Est le jour des funérailles d’Erich Honecker (s’il était mort à temps...).
Un art public enfin, ouvert au plus grand nombre, oeuvrant à l’élévation du genre humain par la représentation sublimée de son quotidien.
Un art sans lequel ni vous, ni moi, ni ma grand-mère ne seraient au courant de l’existence de Pouey International, ni de la sortie du tout nouveau lecteur DVD à 99 €, sans parler du dernier lifting de Michel Sardou...
S’attaquer à la publicité, c’est s’en prendre à l’expression publiques de nos valeurs. Maculer une affiche correspond, ni plus, ni moins, à souiller le plafond de la chapelle Sixtine par un "Dieu pue des pieds !" (l’échafaudage en moins...).
Ces scatophiles du rouleau à peinture ne respectaient rien, pas même l’approche de Noël, période pourtant sacrée entre toutes. Période de prière et de recueillement que le brave patriote, en souvenir de l’anniversaire du petit Jésus, consacre à choisir entre l’ordinateur de maison de marque inconnue, les 4 DVD au prix de 3 de la dernière tournée de la Star Ac’, ou la formule réveillon en hôtel-club dans un bout du monde relativement proche, propre et tenu, eu égard aux incertitudes internationales.
Après avoir été exposés au pilori devant l’entrée du [Musée de la publicité=>http://www.museedelapub.org/], ces drôles feront moins les fiers quand ils effectueront leurs heures de TIG au sein d’une équipe de créatif d’Euro-RSCG. Ils apprendront ainsi la valeur du travail bien fait et ce que cela nécessite, en terme de sueur, de larmes et de tournois de baby-foot dans les couloirs, avant de parvenir à ces chefs-d’oeuvre tels que la campagne pour les lingettes PQ...
Bonnes courses de Noël à tous,
Hubert-Aymeric Pynchon
Salutations.
J’arrive avec quelque retard - à peine 3 ans - dans cette discussion, alors que personne ne m’y attendais. Parfait.
Les antipub prennent les gens pour des imbéciles ?
Une première question à se poser est : qui a commencé ? La publicité est une Source Unique d’Intelligence, c’est bien connu. D’ailleurs elle ne s’adresse pas aux hormones de qui la supporte. Les publicitaire ne s’intéressent pas du tout aux techniques dites de neuromarketing, par exemple, histoire d’être bien certains qu’elle va vous rentrer dans la tronche.
Mais pour aller plus loin, parler d’intelligence des cibles de la pub n’est-il pas une manière pour les publicitaires d’esquiver avec une particulière mauvaise foi leurs responsabilités d’ENVAHISSEURS PERPETUEL DE NOTRE ENVIRONNEMENT.
Le problème n’est pas l’intelligence ou pas de la cible. La question est : il faut la NOYER. Il faut DETOURNER son intelligence. Parler à ses EMOTIONS, à ses HORMONES.
Publicitaires envahisseurs, je vous HAIS.
Mes Salutations respectueuses et gardavouesques à la Brave Patrie qui fait rien qu’à être en dangers. Avec un S.
Je traduis bien volontiers l’intervention de votre jeune correspondant :
"Certaines créations à caractère publicitaire ne sont pas dénuées d’intérêt, pour peu qu’elles sachent allier une recherche esthétique à l’efficatité du message promotionnel. Ces messages répondent essentiellement à un besoin d’information, ce qui, je vous l’accorde, ne justifie pas l’invasion de notre espace environnemental. On peut également objecter qu’il en résulte un surcoût pour le consommateur, et que nombre de ces images s’appuient sur des représentations à caractère sexiste, mais je persiste à croire qu’un usage modéré en tempérerait les effets pernicieux. Les adversaires de la publicité ne seraient-ils pas mieux fondés à agir en vue d’obtenir une législation appropriée qu’à contrevenir aux lois de notre pays en souillant les lieux publics ?"
Ce à quoi je me permets de répondre : "ET MON CUL, C’EST DU POULET ?"
M. ? Mme ? Mlle ? Mon brave ?
Merci de votre invitation, mais avantage d’informations me permettraient de juger de cette qualité dont vous faites état.
Etes-vous :
des joueurs de jembé ?
des amateurs de longues-vues à 2€ les trois minutes ?
des touristes japonais ?
des religieuses du couvent voisin ?
des employés du marché Saint-Pierre, se réunissant là pour décider du lieu de l’apéro de fin de semaine ?
des vendeurs de cartes postales souvenirs modèles accordéon ?
des fumeurs de drogue (je vous rappelle que cela est sévèrement puni par la loi) ?
des Brigadistes Anti Pub essayant naïvement de me tendre un traquenard ?
Dans l’attente d’une réponse un tantinet plus circonstanciée,
H-A. P.
Braves patriotes vigilants, je vous ai mis dans mes favoris, dans la rubrique "d’autres que moi énervent les gens dans les bars rien qu’en les regardant et ça fait du bien de le savoir", vous êtes presque tous seuls dedans.
Bob, iconoclaste achhharné
Pfff... faut vraiment être débile pour considérer la pub comme de l’art et lui trouver une valeur éducative. La comparer à la peinture de la chapelle Sixtine est une insulte à son auteur.
Pour moi, la pub c’est de la pollution visuelle. Si je veux m’instruire, je vais à l’école, dans une médiathèque/bibliothèque. Si je veux voir de l’art, il y a assez de musées, parc public, théatre, etc... où il s’expose.
Le seul art de la pub est le malin génie déployé pour faire vendre ce dont en général on se passerait bien (acheter une télé par téléphone, c’est acheter un chat dans un sac !)
Cher David,
En dépit de votre jeunesse (comme en témoigne votre fréquentation de l’école), je vous devine plus intelligent que la moyenne.
Il va de soi que la valeur éducative de la publicité ne représente que la surface des choses, celle qui s’adresse de prime abord au brave patriote d’en bas qui n’a pas eu la chance, comme vous, d’entreprendre des études que je pressens brillantes.
Vous, moi, eux, enfin certains, savons tous que la transcendance du message publicitaire ne peut être saisie, ni même touchée du doigt que par quelques clercs, âgés et reclus.
Je vous trouve néanmoins sévère dans votre jugement à l’encontre de Michel-Ange. Certes, il ne dessinait pas pile-poil les corps féminins, au contraire de la plupart des D.A dont le sens de l’anatomie nous permettent de distinguer au premier rough s’il s’agit d’une campagne pour des coupe-faims ou pour une marque de voiture, mais il n’en reste pas moins un grand artiste.
Et puis, rappelez-vous qu’à l’époque les stations de métro n’avaient pas été encore percées, les artistes d’alors étaient bien obligés de faire avec les moyens du bord.
Mais il est vrai que si l’on compare la fréquentation de ceux qui vistent la Chapelle Sixtine avec celle de ceux qui, tous les jours, peuvent depuis leur wagon admirer la dernière création de Jean-Paul Goude, Michel-Ange fait un peu figure d’artiste maudit.
Pour ce qui est d’acheter un chat dans un sac, je n’ai jamais essayé mais, à mon avis, c’est le genre de transaction qui doit s’effectuer dare-dare tant ce charmant petit animal a tendance à griffer sauvagement dans ce genre de situation.
Au plaisir,
H-A. P
PS. Pour vous qui êtes féru de Musée, je recopie au propre le lien vers ce Louvre des temps modernes qu’est le musée de la publicité.
Pour etre honnete, je dois vous vendre un tube de peint....
Serieusement, je suis expatrie depuis peu et je suis avec interet ce genre d’actions qui posent la propriete de notre espace quotidien comme etant non plus la propriete de tous, mais la propriete des entreprises.
J’avais un ami, il y a TRES longtemps, qui me disait :" Les Francais sont sales, ils pissent sur les murs". Etant a l’epoque en Angleterre je me suis surpris a me demander si, dans le cas de cet ami, pisser sur les murs etait comme pisser sur la Queen Mother elle-meme.(God bless her soul)
Ce fait n’est pas unique, et la propriete mercantile de nos espaces visuels restent des questions non plus a poser mais auxquelles il faudrait penser a pouvoir repondre si je puis me permettre de telles pensees.
Par dela, le debat art/arts, verite/verites etc. nous nous trouvons face a une chose, notre quotidien le plus quotidien et le plus "formattant" pour nos esprits.
Je ne dirais pas que je soutiens l’homme qui a oser se revolter contre un monde qui mutile son champ perceptif, je le comprends, et je dois avouer etre dans un pays ou cela ne se passerait pas, tout simplement, car ces territoires sont devenus (ou etaient deja ?)psychologiques uniquement. Et pourtant, plutot que de planter des forets transgeniques, notre espace est vital.
Car il fait de nous ce que nous sommes aussi, c’est aussi un espace d’inter-action, d’inter-relation, d’inter-culturalite, mais aussi et parfois, meme si je ne suis pas pour le "criminal civil act" applique a la legere, d’accord pour rendre la pareille a des pollueur d’espace perceptif.
Mon intention est simple et peut-etre naive, que nous vivions, ensembles, heureux et aboutissant a tous nos reves personnels.
pour information : les graffiteurs qui considèrent leur expression comme un art, prenant soin de ne pas maculer les respectables propriétés d’autrui, désapprouvent totalement les actions anti-pub.
ces emmerdements aveugles et parodiques (un message sur un message, une pub sur une pub, la pseudo rebellion par l’arrachage) ne sauraient être attachés directement ou indirectement au mouvement graffiti.
"le tag" et "les tags" n’ont aucun but commun.
salutations.
"un message sur un message, une pub sur une pub" ??
Alors tout message se vaut, tout message est une pub ? Mon dieu et dire que depuis des siècles on s’embète à faire des phrases.
A partir de demain je ne m’exprime plus, je graffe (dans le respectueux respect des "respectables propriétés d’autrui").
Respectable salutations
Désolé de déranger.
J’ai consulté le lien que vous donnez dans votre article : http://www.libe.com/page.php?Articl...
Warning : Supplied argument is not a valid MySQL result resource in /appli/apache/web-www.liberation.fr/ftp/home/page.php on line 65 Error : Something is wrong in your syntax près de ’’ à la ligne 1
Euh, je reprends -a petite télé est plus simple à manier : un seul bouton et le flot d’images et de sons déferle.
Je disais donc, que j’avais consulté le lien que vous donniez http://www.libe.com/page.php?Articl... et d’affreux barbouilleurs ont réussi à afficher :
Warning : Supplied argument is not a valid MySQL result resource in /appli/apache/web-www.liberation.fr/ftp/home/page.php on line 65 Error : Something is wrong in your syntax près de ’’ à la ligne 1.
J’ai adroitement pu regarder derrière leur bombage en retirant un "/" à l’adresse spécifiée. Avec plaisir j’ai pu prendre connaissance, par une petite fenêtre qui s’ouvre spontanément, de magnifiques offres de séjours sur des îles lointaines. Issues de ce fantastique site http://www.doubleclick.com/us/.
Merci vraiment.
Très cher Johan,
il s’agissait effectivement d’un slash baladeur, que nous avons corrigé. Merci de nous l’avoir signalé, et bon télé achat.
Didier Kala
Bravo pour votre article d’une pertinence rare !
Cependant, je tiens à vous signaler un aspect ignoré de votre sagacité, c’est la qualité de l’information délivrée par la publicité (c’est bien son objet d’ailleurs : rendre public sans pour autant faire réclame ou bonnimenterie).
Plus que formuler une généralité qui demanderait à mon esprit ce qui ne peut exceller, en bon patriote je vous livre un exemple vécu.
L’autre jour, mon téléphone sonne et pour une somme modique la charmante interlocutrice à la voix suave me propose un modèle de télévision portatif qui précisément me manquait. Je saisi cette occasion unique la seule condition m’étant imposée était de souscrire à l’abonnement d’un magazine hebdomadaire,certes réputés, mais qui ne m’enchantait guère.
Et bien, j’ai réellement fait ce jour là d’une pierre, deux coups :
ma petite télé à la main, je suis vernis et provoque moulte jalousie autour de moi - ce qui n’est pas pour me déplaire,
j’ai de plus eu le plaisir de découvrir ce magazine aux nombreuses pages informatives (et parfois excitantes) sur la vie de mes contemporains (leur habillement, leurs moyens de locomotion, leur habitat, les petits appareils qui leur permettent enfin de communiquer).
Ces pages informatives et de bon goût sont certes un peu gâchées par des textes obscurs et insipides : j’ai bien tenté de les détacher pour alléger mon magazines mais étant situés constamment au dos de celle-là, j’y ai renoncé. Je ne voulais pas froisser les magnifiques images suggestives qui peuplent aujourd’hui mes rêves. De plus, ces textes écrits en petits caractères, l’âge aidant j’ai quelques difficultés à les déchiffrer, je me suis donc résigné à les considérer comme mal nécessaire. Seul "Editorial" me choque un peu... Mais j’ai ma petite télé ! Et celle-là on ne me la barbouillera pas.
J’espère que ce récit vécu ne vous aura pas ennuyé. Profitez bien de ces offres de bon aloi, mais choisissez autre chose que la petite télé, j’aimerai tant susciter encore envie et désir.
Ah ! Ma brave petite télé !
Tu t’es fait avoir. Tu serais aller voir un revendeur de TV, tu aurais trouvé une autre TV dont le constructeur n’aurait pas fait la pub. Grâce à l’économie de pub fait, le constructeur aura soit baisser le prix de la TV, soit en amelioré la qualité.
Moi, j’évite d’acheter à ceux qui font de la pub... Car sa coûte cher cette pub, et c’est le consomateur qui la paye au final.
A bon entendeur...
Oh, mais Monsieur l’anonyme, je ne suis pas pingre.
L’économie que vous me présentez ne tient pas compte du fait que :
j’ai eu grand plaisir à recevoir ce coup de fil. C’est si rare que l’on s’intéresse à vous précisément et l’entretien était si chaleureux,
accompagnant cette petite télé, j’ai mon magazine hebdomadaire peuplé de photos de grande qualité sur papier glacé (ex : de belles femmes aux positions lascives à souhait munies d’un téléphone portable ou allongées sur un 4/4). Vous n’allez tout de même pas m’enlever ce plaisir des yeux !
Vous dites "éviter d’acheter à ceux qui font de la pub", mais hésitez-vous à utiliser un site - celui-ci - qui se finance bien par la publicité ? Regardez sur votre droite vous avez une image et un slogan informatif, à l’instant c’est : "Le suif c’est jouissif". J’ai essayé et je confirme. Dommage la photo n’est, elle, pas vraiment jouissive, beaucoup moins que mon news magazine que vous n’allez pas m’enlever, non mais !
A bon voyeur...
>Regardez sur votre droite vous >avez une image et un slogan >informatif, à l’instant >c’est : "Le suif c’est jouissif". >J’ai essayé et je confirme.
A ce propos, et là c’est bien la supériorité de la technologie, vous pouvez isoler ces charmantes publicités. Et pouvoir en profiter en plein écran. Dommage que je ne puisse faire la même chose avec mon news-magazine, le photos sont bien plus belles.
Bonjour cher "non anonyme", (d’ailleurs je ne suis pas vraiment anonyme, il est plutôt facile de voir qui je suis (nom, adresse, téléphone...), en cherchant un tout petit peu.
Vous affirmez que : "j’ai eu grand plaisir à recevoir ce coup de fil. C’est si rare que l’on s’intéresse à vous précisément et l’entretien était si chaleureux,"
là, je dois bien avouez ne rien avoir à redire. Mais bon...personélement, je reçois parfois des coups de fil, ils sont toujours très sympathique... quand il s’agit de vendre quel chose. Il n’y a pas longtemps un téléphone portable... et gratuit qui plus est... mais bon, en calculant, je me suis rendu compte qu’en en payant un, ça me revenait moins cher (ben vi l’abonnement, lui il n’était pas gratuit).
Vous ajoutez : "accompagnant cette petite télé, j’ai mon magazine hebdomadaire peuplé de photos de grande qualité sur papier glacé (ex : de belles femmes aux positions lascives à souhait munies d’un téléphone portable ou allongées sur un 4/4). Vous n’allez tout de même pas m’enlever ce plaisir des yeux !"
Ouh là, loin de moi l’idée de vouloir vous enlevez ce plaisir (tant que c’est légal, mais je me doute que c’est le cas ;) ). Mais je persiste à dire que si vous aviez achetez votre mini-TV autre part, est prix le même abonnement séparément, ça vous aurrais coûter moins cher.
Par contre, là ou vous avez raison, c’est que sans cette pub, vous n’aurriez pas eut l’idée de prendre cette abonement. Mais avec l’argent, vous auriez acheter autre chose qui vous aurait sans doute également fait plaisir. Vous avez également raison si vous dites que vous avez économisez une recherche dans les boutiques spécialisé (éventuelement sur le web). Mais, ça vous a aussi égarner de comparer. Et c’est ça le but de la pub, vous faire acheter ce que vous n’auriez pas acheté, et vous évitez de comparer avec la concurence. C’est justement ce que je reproche à la pub, me tenter avec des truc auquel je ne pensais pas et fausser la concurence !
Vous continuez : "Vous dites "éviter d’acheter à ceux qui font de la pub", mais hésitez-vous à utiliser un site - celui-ci - qui se finance bien par la publicité ?"
Quand un site à trop de pub au point de me géner, et bien, c’est fréquent que je le quite. Quand il y a peu de pub, et bien je fais avec. Si je serais alérgique à la pub, je ne pourrais malheureusement pas sortir de chez moi, ni même pour aller sur Internet.
Vous finissez : "Regardez sur votre droite vous avez une image et un slogan informatif, à l’instant c’est : "Le suif c’est jouissif". J’ai essayé et je confirme."
je ne crois pas que ça soit vraiment de la pub... Mais je doit dire que je ne l’avais pas remarqué !
vous concluez : "Dommage la photo n’est, elle, pas vraiment jouissive, beaucoup moins que mon news magazine que vous n’allez pas m’enlever, non mais !"
Je vuos en laisse seul juge. Loin de moi l’idée de vous enlevez quoi que ce soit.
Cordialement.
Bonsoir Monsieur,
>il est plutôt facile de voir qui je suis (nom, adresse, téléphone...), en cherchant un tout petit peu.
Apprenez que je fais suffisamment confiance à nos forces de police pour ne pas être un de leur supplétif. Mais, précisemment ce soir, je regardais sur le poste que vous enviez un délicieux reportage sur la ligne bleue de Vosges, il me semble vous y avoir aperçu !
>loin de moi l’idée de vouloir vous enlevez ce plaisir (tant que c’est légal, mais je me doute que c’est le cas ;)
Oh ! Le news magazine est parfaitement légal et est en vente dans tous les kiosques de l’hexagone (quel affreux terme pour désigner notre patrie) et de quelques anciennes possessions. Son titre importe peu mais il arrive qu’en écorchant mon nom on prononce celui de son éditorialiste.
Rouen ;-) le 14 décembre 2003
Cher Thyrion,
Vous pourriez nous prouver qu’effectivement vous n’êtes pas le spécimen de crétin tant décrié par les "antipubs" en vous targuant par exemple de vous rendre à la nuit des publivores, excellente manifestation orchestrée de main de maître par Saint Séguéla et cie.
Vous pourriez encore dire que les "antipubs" ne devraient pas saccager des espaces voués au Culte de la Publicité.
Vous voyez que deux exemples fort simples donnent tout de suite plus de corps à une réprimande un peu dure certes, mais dont vous me remercierez plus tard.
Enfin, pour compléter mon propos, je vous dirai qu’une intelligence supérieure ne se soucierait certainement pas de misérables vers de terre écervelés (et non pas éviscérés) consommateurs de publicité.
Enfin, pour conclure, une analyse psychologique rapide de votre texte révèle ceci : en prenant Zorro comme exemple pour les "antipubs", finalement, vous vous rendez compte qu’il est bon de pouvoir apparaître, frapper et disparaître sans laisser de trace. Fi de votre jalousie ! Rejoignez donc le mouvement au lieu de vous laisser Berner tous les soirs aux alentours de 20H10.
Bien amicalement,
C’est un autre problème avec les antipubs (même si ce n’est pas spécifique à eux) : si on n’est pas d’accord avec eux sur les moyens, si on les critique, on est contre eux et on est caricaturé.
Désolé, je ne vais pas à la nuit des publivores, mais en même temps je trouve effectivement déplorable de saccager quoi que ce soit. (J’avoue ne pas comprendre l’allusion au 20h10.)
Vous avez du mal semble-t-il à comprendre que la majeure partie des gens n’a pas besoin de vous pour résister à la publicité.
Je reste de toute façon sceptique face à ceux qui disent lutter pour une "bonne cause" : en général, c’est eux qui décide si la cause et bonne... C’est peut-être bon pour l’ego mais ça ne sert pas à grand chose d’autre...
Votre dernier paragraphe en est je crois une bonne indication : si ça fait du bien à quelqu’un, ce n’est pas à ceux qu’il faut "libérer"... mais à vous-même. Après tout, c’est déjà ça.
>Je reste de toute façon sceptique
>face à ceux qui disent lutter pour
>une "bonne cause" : en général,
>c’est eux qui décide si la cause et
>bonne...
C’est hélas vrai. Les gens ont cette manie de croire qu’ils peuvent décider par eux-mêmes si une cause est bonne... Le respect pour les autorités, ça n’existe plus, mon bon monsieur. Une bonne guerre, c’est ça qu’il leur faudrait.
il s’agit en général d’une autojustification de nos actes ; ceux qui pourchassaient les juifs pendant la 2ème guerre mondiale étaient persuadés d’aider à sauver la France.
par ailleurs, avant d’agir pour la bonne cause, vous demandez-vous si ceux qui en sont les destinataires n’ont pas déjà su faire ce qu’il fallait ? En l’occurrence, les antipubs ont décidé qu’arracher des affiches aidaient les "gens" à se libérer, alors que 95% des gens ne les lisent de toute façon pas !
je ne vois pas le rapport avec les autorités, ni avec la guerre, mais c’est sûrement un bon mot pour faire ricaner les copains-copines qui pensent comme vous en se moquant du "pov’ con ka rien compris" : preuve encore que certains ne veulent comprendre que ce qu’ils ont envie de comprendre...
Il est toujours plus simple de s’inventer un ennemi, de le rendre si terrible que lutter contre lui est un véritable acte de bravoure ! C’est meilleur pour l’image de soi !
Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir : il serait dommage pour vous de vous rendre compte que les gens SAVENT DÉJÀ se défendre contre la pub... justement parce qu’ils savent lire et parce qu’ils ne sont pas si bêtes que vous semblez le croire...
Il est aussi sûrement intolérable pour vous d’imaginer que l’on achète des produits parce qu’on en a besoin, certes pas un besoin vital, mais un besoin quand même (une utilité si vous préférez). Allez au fond de votre raisonnement : c’est quoi un produit utile ? un produit inutile ? vous savez mieux que tout le monde ce qui est bien ? par quel miracle ? Un peu prétentieux non ?
Question : si vous ne luttiez pas contre la pub, vous feriez quoi ? C’est dur de faire face au vide de l’existence...
Dernier détail : répondez à ce qui EST écrit, pas à ce que vous CROYEZ ou VOULEZ voir écrit !
Mmmmm ce site pue le facho moi qui ai grandi à la campagne ça me rappelle quand le Fernand épandait le lisier...
Ah oui : pas besoin de répondre à ce post, j’ai déjà eu le droit à bovétiste, gaucho-trotskiste, néo-réac, ou autres petites phrases ordurières qui dénotent bien de l’originalité et de l’ouverture d’esprit des roquets du paquebot...
Mon petit Bruno,
Maintenant que vous êtes "à la ville", il y a quelque part dans une de nos belles provinces, un village orphelin d’un idiot.
Parcourez BravePatrie au lieu de sautez sur votre clavier au premier article parcouru.
Lèches baveuses et regard attendris.
M. Mégret,
En substance et pour compléter le propos de M. Maurice Panel, puis-je vous demander la signification intrinsèque de votre réponse à mon article ?
J’ai en effet beaucoup de mal à comprendre le langage "bovéto-gaucho-trotsko-néo-réac" fort alambiqué que vous employez et qui me semble sans commune mesure avec la petite explication de texte que j’ai délivré à M. Thyrion.
Bien à vous,
Mais qu’est ce que vous racontez mon pauvre Thyrion ?
Ce qui est définitif, c’est votre aversion pour le dialogue et l’enfermement dans un système qui, il faut le croire a du être créé sur mesure pour des gens comme vous, grands donneurs de leçons devant l’éternel mais incapables d’admettre qu’il est plus que temps de sortir la tête de sa poubelle !
Sur ce, Ciao Thyrion, à la revoyure et surtout continuez comme ça, vous m’éblouissez par votre humilité !
Curieuse façon de renverser les choses : j’écris une réponse à une réponse en essayant d’argumenter, pas de commentaire...
J’écris un message sans arguments mais qui titille votre orgueil... et hop ! dans l’heure une réponse...
J’attendais justement une réponse à ma réponse à votre réponse (c’est clair j’espère), pas une espèce de Pfuiii méprisant.
Je suis prêt à dialoguer. Mais si vous appelez dialogue cette suite d’invectives plus méprisantes les unes que les autres, alors effectivement je ressens une certaine aversion pour ce type de dialogue.
Mon cher Thyrion,
Je ne vous invective pas, contrairement à ce que vous croyez. Simplement, je me dis que si vous êtes assez crédule pour croire que la publicité peut apporter quoi que ce soit de positif et de constructif au schmilblick, je pense que vous vous trompez lourdement.
A mon humble mais ferme avis, elle ne peut être que créatrice d’envies, de superflu, de gaspillage, de dégradation de la nature et j’en passe. Je vais étayer mon propos, puisqu’il semble que vous soyiez particulièrement attaché au fond autant qu’à la forme, ce qui, croyez moi, est un compliment.
Créatrice d’envies : est-il besoin de préciser par quel biais ? Créatrice de superflu : de quoi avons nous besoin pour vivre, mais surtout est-il besoin de néons, d’affiches, de spots criards pour nous dire ce qui est bon ou pas pour vivre ? Créatrice de gaspillage : je n’ai malheureusement pas le détail des chiffres, mais la génération de déchets ménagers est en augmentation constante en France et représente en moyenne 400 kg de déchets par an et par habitant ! Cause de dégradation de la nature : il suffit de voir la quantité de papier utilisé pour produire des prospectus que plus personne ne lit et envoie directement dans les usines de papier à recycler, quand il fait preuve de sens civique ou dans les ordures tout-venant, quand il s’en tape.
Dois-je continuer ? Ne vous apparaît-il pas comme criant qu’il est temps d’agir contre ce système ? Ne vaut-il pas mieux barbouiller en noir des affiches publicitaires de façon pacifique plutôt que d’en passer par le sempiternel bain de violence et de sang ?
Là encore, il me semble que notre gouvernement fait fausse route en prétendant museler ce que les journalistes, représentants officiels de ce gouvernement, nomment joliment "la grogne" du peuple.
Alors, quand je vous dis que fi de votre jalousie, vous devriez nous rejoindre au lieu de vous laisser Berner aux alentours de 20H10, n’y voyez pas une marque d’irrespect mais au contraire un appel à voir les choses telles qu’elles sont et non pas telles que nous voudrions, si fort, qu’elles soient.
Réellement amicalement,
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
je vous prie de pardonner cette intrusion dans votre petit débat, que nous suivons avec grand (et réel) intérêt depuis les coulisses.
Les Français jettent environ 500 kg de déchets par an (pas d’URL sous la main, mais une étude était sortie début septembre).
Merci de votre attention.
DK
Je préfère de loin ce genre de dialogue même si comme vous vous en doutez sûrement, j’aurai beaucoup de commentaires à faire. Malheureusement, emporté par le travail, et blanchi sous le harnais du capitalisme, je n’ai pas trouvé de temps cette semaine pour répondre. La semaine prochaine j’espère...
Tout aussi amicalement,
Quelle joie de vous lire à nouveau Thyrion !
D’un débat totalement passionné, nous arrivons soudain à ce fameux consensus tant désiré, mais souvent jamais atteint Réellement.
Je suis donc tout ouïe à vos arguments et les recevrai avec plaisir (pas dans la tête tout de même ;-) ).
En attendant, j’en profite pour vous souhaiter une bonne boustifaille de fin d’année ainsi qu’à Maître Kala et tous les Bravepatriotes qui nous lisent !
Bien à vous,
Monsieur Megret,
Navré de m’être fait griller la politesse par mon éminent confrère Maurice Panel, mais je me suis couché tard. J’ai, en effet passé la nuit à dévorer le "meilleur de" la Nuit des Publivores, qu’une nièce m’a gentiment offert pour la Saint Nicolas.
Connaissant l’extrême rectitude de votre trajectoire politique (du RPR au MNR, enfin, à ce qu’il en reste, en passant par le FN), je mesure combien des épithètes telles que bovétiste, gaucho-trotskiste, néo-réacs peuvent s’avérer insultantes.
J’espère qu’ imbécile heureux répondra mieux à vos attentes.
Au plaisir, et bien des choses à Madame,
H-A. P
"Ouais, mais quand même, la vente des bombes de peinture, ça fait marcher le commerce, non ?"
Errata : les peintures en aérosol sont fortement déconseillées pour ce genre d’opérations, par respect des voyageurs. Tant qu’à faire les salopiauds iconoclastes, utiliser le rouleau et des peintures...sans marque.
Cher (chère ?) M. (Mme ? Mlle ?) Sans marque,
Quand vous vous vantez d’utilisÉ des peintures...sans marques, doit-on comprendre qu’il s’agit de peintures chinoises, voire originaires de pays européens même pas promis à une prochaine entrée dans l’U.E. ?..
Des peintures fabriquées par des entreprises n’ayant pas reçu la certification ISO 14000, ISO 14001 Eco-Audit, et suivantes ?.. Sans parler des nouvelles normes NF environnement.
Décidément, vous ne respectez...rien !
Je vous salue avec des gants ...étanches,
H-A. P
Cher G@g,
Vous voyez le mal partout...
Que l’évocation d’une vie affective passée puisse se confondre avec la célébration d’un fleuron de l’industrie publicitaire brave patriote n’est qu’un effet du hasard. Ou, pour être plus précis, de facilité.
Considérez plutôt Euro-RSCG comme un label générique et traduisez-le par Publicis, si cela sied davantage à votre sens moral : je n’y ai flirté avec aucune de ses employées. ...A ma connaissance.
Bien à vous,
H-A. P
Mon cher Gog,
Il est vrai de surcroît que vos humeurs sur une relation privée et appartenant au passé de Monsieur P., on s’en fout royalement, si vous me passez l’expression. Retenons plutôt la verve infatigable et le chatoiement mystique de la plume éclairée de notre cher Monsieur P.
Bien amicalement,
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