Brave Patrie
Economie

Le suicide au travail : une chance pour la croissance

Contrat ultime embauche

Qu’ils concernent des ouvriers ou des cadres de grandes sociétés, les cas, de plus en plus fréquents, de suicides liés au stress professionnel sont la preuve incontestable des succès du monde entreprenarial bravepatriote, aidé du cadre favorable instauré par les pouvoirs publics. En quelques années d’action déterminée, la valeur travail est parvenue à irriguer de nouveau tous les vaisseaux du tissu citoyen, parvenant même à drainer quelques gouttes de sueur jusqu’au caveau familial.
Le CPE, mesure décriée par une gauche en mal de racollage, était sans doute inutile pour alléger les contraintes sociales pesant sur nos entreprises : ici encore, le marché, en trouvant par lui-même la réponse aux défis contemporains, montre sa supériorité face au dirigisme d’un autre âge que souhaiterait tant restaurer l’hydre royaliste au soir du 6 mai 2007.

Juan Marcos Von Braun
, lundi 16 avril 2007 Cliquez sur l'une des icones ci-dessous pour enregistrer cet article sur votre plateforme favorite : Facebook iGoogle Mon Yahoo! del.icio.us Buzz! (Vous devez être inscrit sur les plateformes ci-dessus pour pouvoir y enregistrer cet article.)

« Avec mes gosses et mon emprunt pour la maison, si vous me virez, vous signez ma mort ». Cet argument puéril, cette tentative maladroite de chantage affectif, combien de responsables des ressources humaines ont du le subir au cours de leur carrière ? Relevant bien souvent d’une forme particulièrement vulgaire de bluff, il arrivait pourtant parfois que ces propos soient suivis des actes qu’ils annoncent. Venait alors, pour l’employeur démuni, le temps de l’opprobre, des remords et de la stigmatisation par une presse quotidienne régionale acquise au marxisme le plus sauvage.
Même s’il est peut-être prématuré de se réjouir, tout indique aujourd’hui que cette ère de terreur touche à sa fin. La multiplication des cas de suicide liés au travail a, petit à petit, ouvert la porte à un changement salutaire des mentalités, jadis enserrées dans un carcan idéologique archaïque hérité de l’abbépierrisme le plus régressif.

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Un scandale : le CO2 dégagé par l’incinération des employés pourrait être comptabilisé dans les quotas d’émissions de l’entreprise !

Qu’il s’agisse de cadres du secteur bancaire, d’ouvriers qualifiés de l’industrie automobile ou d’ingénieurs de centrales nucléaires, l’exemple donné à plusieurs reprises ces derniers temps est à tout le moins révélateur d’une nouvelle relation au travail : plus saine, plus pure, plus fusionnelle. S’identifiant intégralement à son travail, aux intérêts de son entreprise, le salarié rejette désormais en bloc effets nocifs de cette pensée rétrograde qui, pendant vingt ans, n’a fait qu’inciter les travailleurs à dévorer la main qui les nourrit.
Oui, le monde du travail a mûri : conscient du fait qu’une Rolex fait pâle figure au bout d’un moignon, condamnant l’incitation permanente à l’oisiveté voulue par la vermine socialisse, et ayant parfaitement intégré dans son système de valeur la honte de la contre-performance, le salarié est désormais entièrement mobilisé dans la guerre totale que notre bravepatrie livre au chômage.
Dressées comme un seul homme, nos hordes laborieuses ont définitivement dit “Non !” : non aux 35 heures, non aux congés payés et à l’assistanat, non au droit syndical, à ces étreintes empoisonnées qui, de Bagnolet à Vladivostok, ont garni des charniers, causé des famines, et généré l’insécurité dans nos cités en perte d’identité nationale (le rapport de cause à effet est à cet égard parfaitement évident).

« Mon travail, c’est ma vie » : telle pourrait être la devise qui, dans le coeur des Français, devra remplacer « Ensemble tout devient possible » à partir du 7 mai.

Un bout de corde, un garde-fou un peu lâche sur un viaduc, un robinet de gaz difficile à fermer... les voici, les outils rudimentaires du redressement économique national, outils bien suffisants qui permettront, grâce à l’ingéniosité congénitale du peuple bravepatriote, de remédier à des problèmes jadis jugés insolubles. Chômage, financement des retraites, mollesse de notre croissance économique : autant de gageures dont un turn-over radical et efficace de la population active permettra de triompher aisément.
Mais au fait : à qui attribuer la paternité de cette nouvelle méthode de management ?

Si le recentrage de la société autour de la valeur travail a été l’un des chevaux de bataille de notre gouvernement, le monde patronal n’en a rien eu à branler et a néanmoins su trouver seul les ressorts d’une gestion optimale des travailleurs. Un audacieux système de pressions en cascade tout au long des chaînes hiérarchiques, combiné avec une politique volontariste basée sur le résultat et un rappel permanent des contraintes de la mondialisation, sont un premier élément de réponse.
Mais pas le seul.

« Créer une ambiance, voilà le secret », nous confie Michel Martinet, vice-président de la Compagnie Albigeoise du Rotin, rompu aux méthodes d’encadrement modernes.
« Ça tient à peu de choses : un rapport sur un projet de délocalisation en Bulgarie abandonné près de la photocopieuse, deux ou trois promotions accordées aux agents les moins méritants, les oeuvres picturales complètes de Munch pour décorer l’espace détente, du rock industriel pour remplacer la musique de l’ascenseur, un stage de motivation avec l’intervention d’Alain Minc, des postes de travail sous Windows 95... Nous avons créé un environnement propice. C’est notre Feng Shui à nous ».
Des investissements rapidement rentabilisés, qui ont permis en deux ans une réduction de 5 % des effectifs sans pénaliser les finances de l’entreprise.
En évitant indemnités de licenciement, dommages-intérêts et autres frais d’envoi en recommandé.
Une formule d’autant plus avantageuse que les maux découlant du stress ne sont pas reconnus comme une maladie professionnelle.

Bien entendu, le tableau n’est pas entièrement rose, et il serait naïf de voir en cette nouvelle forme de management la panacée, la réponse parfaite aux contraintes posées au monde de l’entreprise par la persistance des lois iniques hérités de l’ère krazuko-mitterrandienne.
Bien souvent, suicide inopiné rime, pour nos managers, avec désorganisation de la chaîne productive. « Lorsque Gisèle a mis fin à ses jours sans prévenir, c’est tout le process qui a subi un downgrading de plusieurs semaines, générant l’insatisfaction des prospects et l’échec de notre approche qualité, obligeant le board à instaurer un outsourcing transversal complet », nous apprend Jean-Louis, cadre dans une usine spécialisée dans la fabrication de coquilles d’huîtres en plastique.

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Jeunes diplômés : surfez sur la vague !
Une scarification bien sentie peut faire la différence à l’entretien d’embauche !

L’existence reconnue de cas de suicides « en traître » rend en tout cas bien floue, dans le contexte de guerre économique actuelle, la frontière entre « héroïsme patriotique » et « désertion » du travailleur.
Face à de tels abus, qui rendent particulièrement ardue la gestion prévisionnelle des ressources humaines, une mesure s’impose : l’instauration d’un préavis obligatoire.
« Où alors une aide financière de l’Etat pour aider l’entreprise, profondément meurtrie par la pénible nouvelle, ouh la la ça oui qu’on est meurtris ! », précise Jean-Louis.

Ce renouveau profond des pratiques managériales est en tout cas riche d’opportunités pour nos jeunes diplômés qui devront, pour profiter à plein d’un marché du travail en plein essor, savoir s’adapter au nouveau contexte de l’entreprise, en mettant en avant leur adhésion entière aux méthodes modernes de management.
Un CV accompagné d’une ordonnance de Prozac, ou mentionnant un goût prononcé pour la musique de Leonard Cohen, voire un certificat de propension génétique au suicide établi par M. Sarkozy lui-même, seront autant d’atouts pour une entrée réussie dans le monde du travail.
Pensez à vous ronger les ongles avant l’entretien d’embauche, aussi.

Réactions à Le suicide au travail : une chance pour la croissance

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Déjà 43 réactions.

  • 10 décembre 2007 15:13, par un patriote anonyme

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Vous parlez d’un livre d’un certain "Hugues Nohope" intitulé "management par le suicide" or, je ne trouve de trace de ce livre nul part. Même chez Plon (qui aurait, selon l’article, édité ce bouquin) ne connait ni ce livre ni cet auteur..... ?????

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  • 11 novembre 2007 14:57, par Yannick

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    C’est une blague ?

    Hi ! J’comprend pas, parce que en même temps, j’ai pas lu :D

    Il faut que je me suicide quand ? Avant 2012 j’imagine ? Le calendrier Maya s’arréte la... enfin... Pour parler un peut des Mayas, je trouve ce peuple fort admirable.... Enfin, voila tout l’effet que me fait votre article tout à fait passionnant en tout point !

    Je surmonte ma légére envie de vomir, pour vous dire un aurevoir chaleureux, et une bonne continuation plus que fructueuse !

    Voir en ligne : http://feel-inside.skyblog.com

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  • 13 juin 2007 13:31, par Largentula

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Je propose que l’entreprise qui envoie une couronne de fleurs au "regreté collaborateur" puisse en déduire la somme du budget attribué aux oeuvres sociales du comité d’entreprise. ça me semblerait une mesure juste et sociale !

    Voir en ligne : Le site de la pauvreté intérieure

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  • 12 juin 2007 22:43, par cunégonde

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Je sens en moi s’allumer la flamme du patriote, quelque chose de neuf, de beau, d’inspirant arrive... serais-je prête à faire le pas ? oh et puis non : je reste au chômage.

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  • Exactement ! Par ailleurs, si on compte bien, on voit qu’un suicide égale non pas un mais deux chômeurs de moins ! Le suicidé qui allait se retrouver au chômage et le chômeur qui va pouvoir prendre sa place pour un salaire digne d’un clodo d’Europe de l’Est ! Plus besoin de délocaliser ! Dans la même ligne, on peut se demander qui aura le courage politique de proposer une loi libérant les chauffards de contraintes attentatoires à la liberté ? Avec l’abolition, tant espérée de nos cons citoyens, de la ceinture de sécurité, de la limitation de vitesse, du plafond d’alcoolémie au volant, en moins de cinq ans le problème du chômage serait résolu une bonne fois pour toutes ! Seulement voilà, les énarques qui gouvernent en sous main, qui dirigent les ministères à l’insu des ministres, seront toujours un frein à la liberté individuelle de s’emplafonner la gueule. Résultat : des vieux qui encombrent le marché du travail avant de creuser le trou des caisses de retraites. La réaction doit venir de la fraction saine de la nation : les jeunes qui finiront bien par faire la chasse aux vieux. Gilou

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    • 18 octobre 2007 19:02, par bébert

      Le suicide au travail : une chance pour la croissance

      Vous n’étes pas fou mon amis ! Baisser les charges des entreprises, certes... Donner le bon exemple aux collègues survivants, surement. Mais baisser le chômage : vous n’y pensez pas ! Coment se priver du principal outil de pression sur le petit personnel. A quoi celà servirai t’il que notre gouvernement s’échine à multiplier les mesures qui le favorisent : augmentation du nombre d’heures supplémentaires, repousser l’age de la retraite, faciliter le cumul (sous)emploi et retraite, etc

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  • 25 avril 2007 13:51, par un patriote anonyme

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Un bon sujet d’article

    http://fr.news.yahoo.com/25042007/290/les-statisticiens-du-chomage-appellent-a-la-greve-jeudi.html

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  • 25 avril 2007 10:19, par Votre Sénateur officiel

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Plutôt que de se suicider en catimini, en paria, presque coupable, je propose de légiférer sur le suicide obligatoire à partir de 35 ans, pour toute personne se sentant inutile ou inefficace. Bien sûr, une boite de délation sera ouverte pour savoir qui doit se suicider chaque mois, dans l’entreprise, dans l’administration, etc. Ce suicide sera noble, et bien sûr, les homosexuels seront les premiers volontaires. Pour que notre Bravepatrie soit florissante, vive le suicide officiel ! Votre Sénateur officiel

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  • 22 avril 2007 13:20, par bebereulnanar

    les résultats des présidentielles dès 13h30 !!!!!

    Malgré les menaces du CSA, Bebereulnanar annonce dès 13 h 15 les résultats du premier tour des élections présidentielles 2007

    Voir en ligne : suivre ce lien !

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  • 21 avril 2007 21:26, par philippe

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    www.compreLa santé, la place de l’individu au sein des organisations du travail sont au centre des préoccupations d’un nombre croissant de salariés. Le CHSCT est un outil pour les salariés comme pour le syndicat, c’est pourquoi nous avons regroupé sur un site Internet les différents champs d’actions et de compétences. L’intervention syndicale est indispensable pour regagner le respect, la dignité, l’égalité, la reconnaissance de la personne au travail. Notre réflexion porte également sur l’élaboration de stratégies d’actions face aux violences du travail et au harcèlement moral, entamée avec les chercheurs dans le cadre de l’ISERES (ancien Institut Syndical d’Études Recherches Économiques et Sociales de la CGT).ndre-agir.org :

    Voir en ligne : comprendre pour agir

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  • 20 avril 2007 01:32, par un patriote anonyme

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    http://laverite.ath.cx/articles/Nicolas_Sarkozy_devoile_les_details_de_son_ patrimoine_genetique.html

    Voir en ligne : http://laverite.ath.cx/articles/Nic...

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  • 17 avril 2007 20:18, par un patriote anonyme

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    C’est intolérable !

    Cet article rend tout à fait compte de la situation catastrophique dans laquelle est plongé le monde du travail. En effet, il n’existe aucune législation, règlement ou système permettant de mettre en oeuvre le suicide dans de bonnes conditions.

    Peinés par cet état de fait et, il faut bien le dire, acculés à l’action, de courageux entrepreneurs comme votre serviteur ont décidé de pendre heu... pRendre l’employé par la main. Pas plus tard que la semaine dernière, un mémo est arrivé sur le bureau de tous les cadres : dorénavant, tout collaborateur un peu nerveux ou triste se verra proposer un suicide customisé.

    Parmi les formules offertes, on peut citer le sacrifice au dieu Nyarlathotep (évidemment), la descente des chutes du Niagara dans un tonneau, ou encore le séjour (gratuit) en Irak. Je recommande la première solution.

    Le corps du collaborateur est ensuite récupéré pour alimenter le business d’organes frais (première main !) que j’ai le bonheur d’organiser. Au fait : tout nouvel employé signe une décharge dans ce sens.

    C’est du gagnant-gagnant !

    Ceci dit, je comprends que certains se méfient de leurs salariés : et si l’un d’eux décidait un beau jour de liquider tout le monde, mais sans se suicider ? Catastrophe.

    Heureusement il reste l’arme ultime, que dans mon immense générosité je distribue pour un prix modique : la micro-bombe télécommandée. Tous les employés en sont équipés, et c’est le PDG qui commande l’appareil infernal. En cas de problème il presse le bouton, et boum. Achetez vite sur www.la-mort-trankill.com.

    Répondre

  • 17 avril 2007 18:41, par Mangeur Vasquais

    Le suicide au travail : une forme de lâcheté au travail !

    Le salarié vraiment motivé ne se suicide pas, il s’accroche jusqu’au bout.

    Le modèle anglo-saxon, de par son laxisme, est notoirement insuffisant pour la soumission l’efficacité des employés : adoptons le modèle japonais !

    Répondre

  • 17 avril 2007 10:41, par Ocséna

    Ton boss et la simple logique

    Ce qui est curieux c’est qu’il y ait encore des types assez malheureux pour se flinguer dans la plus complète tragédie alors qu’il eût été si commode pour eux de flinguer leur boss dans la version la plus comique.

    Voir en ligne : http://ocsena.ouvaton.org

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  • 16 avril 2007 21:53, par Raoul le Busard

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Ahh, Juan Marcos, vivement que tu sois nommé au ministère du travail. Enfin nous aurions des décideurs ne pratiquant pas la langue de bois. Celà dit, il restera un obstacle de poids : certains salariés risquent bêtement de résister, de refuser à une société qui en a besoin, un sacrifice porteur de croissance. Ne pourrions nous pas envisager de légiférer sur l’euthanasie au travail à destination des incompétents reconnus (fonctionnaires et syndicalistes par exemple...) Voici une nouvelle piste soumise à ta sagacité proverbiale..

    Répondre

  • 16 avril 2007 21:48, par Merkwürdiggras

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Je note le coup du rapport de délocalisation près de la photocopieuse, je pense que ça pourrait me servir très prochainement. Personnellement j’ai profité de la très sainte fête de Paques pour faire un favoritisme éhonté dans la distribution de chocolats. Par contre je pense qu’il est bon de garder un oeil vigilant, de savoir accompagner le salarié en détresse afin que le suicide se pratique en bonne et due forme et ne tourne pas à l’accident de travail.

    Répondre

  • Il faut donc le réaffirmer avec force : le suicide doit être également encouragé pour les chômeurs. Le chômeur suicidé rend service à la société entière : c’est non seulement une bouche de moins à nourrir pour ses parents, son conjoint ou ses enfant, mais encore un allègement significatif du budget de l’Etat et donc un espoir supplémentaire dans la lutte contre la Dette Méchante.

    Répondre

    • 18 avril 2007 18:57, par Mangeur Vasquais

      C’est bien pire que ça !

      Vous semblez méconnaître les mécanismes qui engraissent indemnisent les parasites chômeurs : ce n’est pas l’état qui alimente les ASSEDIC, mais bien les cotisations patronales (et les cotisations salariales, aussi, un peu, mais là n’est pas la question).

      Heureusement, bientôt la TVA "sociale" (mmmouarfff ! s’cusez moi) se substituera à ces prélèvements iniques et permettra à nos bravesentreprises de retrouver la compétitivité™ qu’une gestion bolchévique d’un autre âge leur a confisquée.

      Répondre

      • 3 août 2007 22:35, par un patriote anonyme

        C’est bien pire que ça !

        Mais qu’est-ce qu’on attend pour revenir à l’esclavage ???

        A condition d’être du bon côté ... évidemment !!!

        Répondre

    • 29 juin 2007 15:48, par Psykozora

      Autre économie oubliée

      Sans compter qu’une fois les organes viables vendus pour sauver les vieux actionnaires tout malade qui veulent encore profiter un peu de la fortune accumulée sur le dos des travailleurs, on peut, ET IL FAUT, utiliser les restes du corps pour produire de l’énergie pour faire tourner la boîte. Avec un bon rendement, on peut même revendre le surplus d’électricité produite à la famille en deuil !!!

      Répondre

      • 3 août 2007 22:30, par un patriote anonyme

        Autre économie oubliée

        Mais qu’est-ce qu’on attend pour revenir à l’esclavage ???

        A condition d’être du bon côté ... évidemment !!!

        Répondre

  • 16 avril 2007 18:31, par La Moumoutte Piquette

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Merci pour votre article passionnant. Mais j’ai besoin de quelques éclairages sur ces nouveaux usages manageurials : Pour mon suicide, la cravate est-elle de mise ? Afin de ne pas froisser la susceptibilité de son manager, faut-il plutôt privilégier un costume rayé Stanbridge ou un costume gris flanelle Hugo Boss ? D’avance merci.

    Répondre

  • 16 avril 2007 16:59, par Des lendemains bourrés

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Non mais vous n’avez pas honte de propager de telles horreurs ? Vous n’avez donc aucun respect pour les travailleurs ? Comment peut-on insulter la grande masse laborieuse ? ...insinuer un lien de cause à effet entre le travail et le suicide... C’est indécent, et cela remet en cause les fondements mêmes des valeurs structurantes de notre Nation, sont la première d’entre Elles, la Valeur Travail ! Ne seraient quelques dépressifs congénitaux, et certains handicapés sociaux dont le conditionnement ne s’est pas déroulé de la façon qui convient, LE TRAVAILLEUR AIME SON TRAVAL ; le gai labeur, loin d’être comme vous le suggérez une cause de mort, est source de toute vie ! Liant social, vecteur d’épanouissement, de dépassement de soi via le "be Yourself" enseigné dans les meilleurs instituts de management, le travail n’est pas comme vous le prétendez à l’instar des anarchistes morveux une corvée, engendrant quelconque stress. On ne meurt pas de travail, on meurt éventuellement de mal-travail, maladie en aucun cas imputable à l’employeur mais bien à des particularités génétiques du sujet concerné.

    Du haut de vos chapelles, à force d’apitoiement sur quelques cas isolés qui ne représente en rien l’immense masse industrieuse, dont la dureté à la tâche n’a d’égale que leur esprit droit et beau, l’empreinte de l’abnégation se lisant encore sur leur beau teint buriné, leur oeil où se mèle fatigue et fierté ; ces combattants quotidiens sont encore là qui se dressent quand vient le temps de défendre leur Empire contre les invasions toutes plus ou moins barbares. Cela fait, le gai forçat regagne son poste en sifflant de félicité. Il se tuerait à la tâche dans un éclat de rire...mais n’aurait jamais la lâcheté de se suicider ; il ne connaît ni la mauvaise fortune, ni l’état d’âme ; il se consacre à sa mission avec la certitude, tant discrète qu’inébranlable, que oui, oh oui, depuis la création du Ciel jusqu’à l’Apocalyspe, par delà les races et les cultures, cette Foi tenace et émouvante ; il a compris que le Travail rend Libre

    Répondre

    • 16 avril 2007 21:46, par Raoul le Busard

      bravo

      Ca ’est envoyé. Que c’est beau... Je vous aime...

      Répondre

    • Que c’est beau.

      Répondre

    • 17 avril 2007 13:26, par un patriote anonyme

      Le suicide au travail : une chance pour la croissance

      Arbeit Macht Freï !! Je vous reconnais, Maurice Patapon, revenu d’entre les morts !

      Répondre

      • 17 avril 2007 16:55, par un patriote anonyme

        Patanon !!

        Ce Papon, auxquel vous semblez vouloir me comparer, ne me ressemble en rien. Pour votre gouverne, c’était un traître, un regénat, qui ne fit que revenir sur ses agissements les plus nobles à la moindre pression des gauchistes. Imaginez quelle vision du monde serait la notre si Galilée avait ainsi baissé les bras ? Imaginez le seulement se dédire alors que Copernic ? Et bien jamais, Ô grand jamais, nous n’aurions eu l’idée de traverser les mers infernales pour courir le couteau entre les dents, la civilisation triomphante et le drapeau dans le cul, égorger leur femmes et leurs enfants jusque sous les yeux de leurs bisons ! Voilà, Monsieur, l’avenir des traîtres ? Et c’est pas Bruno M qui me contredira !

        Mal à vous,

        Des L Bourrés

        Répondre

        • 20 avril 2007 10:19, par Délateur anonyme et fier de l’être

          Patanon !!

          Galilée ? Parlons-en !

          C’est à cause d’illuminés dans son genre que la Terre n’est plus plate ! Ah ça joue les malins, mais quand il s’agit de réfléchir aux conséquences de ses actes/paroles, y’a plus personne !

          Incroyable qu’il ait échappé au bûcher, celui-là.

          Je pourrais aussi parler de Darwin, mais vous m’avez déjà assez pourri ma journée comme ça !

          Répondre

    • Vous tissez les mots comme Arno Breker aurait sculpté l’airrain. Je suis pas Cocteau et l’occupation délicieuse s’en est allée, Mais mon pincement est en ce moment aussi intense que le sien fut, là où la digestion est sensée s’achever. Merci, je vous aime aussi.

      Répondre

  • Une piste non encore explorée, et pourtant axe de developpement transversale, est l’incitation au meurtre professionnel : C’est un excellent facteur de renouvellement des centres de décisions (on bute rarement l’employé au courrier, ou alors juste pour le plaisir...).

    De plus, c’est une garantie de motivation et de capacité de passage à l’acte, euh, à l’action.

    Des cadres atifs, motivés, sanguinaires... le reve de mon président... Ah, mon subordonné vient m’apporter un café...mais, ourgh ?! Argk.....

    (dernier soupir...)

    Répondre

  • Vous oubliez que l’on peut pratiquer la cogénération en même temps que l’incinération : du coup, le solde économique du suicide d’un employé devient largement positif, si l’on revend l’energie ainsi produite au bon moment.

    Répondre

  • 16 avril 2007 13:40, par ally mac beal

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    je souhaite réagir à cet article car je trouve pour ma part tout bonnement inadmissible le fait qu’on puisse envisager de taxer des entreprises à la gestion des ressources humaines saine et innovante du simple fait que les incinérations de leurs salariés suicidés pour le bien commun puissent émettre quelques malheureux kg de CO² !

    Heureusement nos bons parlementaires veillent et ne pourront laisser passer une telle abomination !

    Ce serait brimer irrémédiablement toute GPEC active et créative et peut-être même briser tout début de relance de la croissance par ce biais.

    bien à vous et félicitation pour ce brillant article de fond sur un sujet ô combien sensible et important dans le monde de l’entreprise actuelle.

    Mlle Mc Beal

    Répondre

  • 16 avril 2007 12:31, par Délateur anonyme et fier de l’être

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Cher Monsieur Von Braun, Vous oubliez (enfin je me trompe peut-être, j’ai lu votre article en diagonale - c’est que je suis passablement occupé ces derniers temps) de présenter un des avantages les plus intéressants : l’emploi !

    Et oui, plus de suicides = plus de places qui se libèrent = moins de chômage !

    C’est aussi simple que cela !

    Votre dévoué Délateur Anonyme.

    Répondre

  • 16 avril 2007 10:49, par Hulépovre

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Je suis profondément choqué par cette article ! Comment pouvez vous proposer, ne serais ce que suggerer, de jouer du rock industriel dans l’ascenseur ? Je suis vraiment déçu de voir qu’un site d’information de reference comme le votre puisse laisser passer ce genre de chose. Que faites vous donc de l’étique BravePatriotique ? Ne savez vous donc pas que c’est la porte ouverte a toute les fenetres, ca commence par le rock industrielle et ca finit par "le capital" en intraveineuse ?

    En espérant ne plus avoir à corriger ce genre de tendance stalino-rockiste, je vous salue patriotiquement,

    J. H.

    Répondre

  • 16 avril 2007 07:51, par un patriote anonyme

    Le suicide au travail : une chance pour la croissance

    Je pense humblement que le « ù » du « Ou alors » ne se justifie guère. C’était juste pour dire.

    Ce message pourrait se suicider après disparition de sa raison de vivre.

    Répondre

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Vous parlez d’un livre d’un certain "Hugues Nohope" intitulé "management par le suicide" or, je ne trouve de trace de ce livre nul part. Même chez Plon (qui (...)

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