Le 08 Avr 2006 à 18:58 GMT+1, paritas a écrit :
drogue douce..
d’une retraitée de police :
Des femmes courbées, meurtries, hantent les cimetières, rasent les murs, cachées sous leurs foulards sombres.
Leurs fils sont là, couchés, au sommeil éternel, ils ne partiront plus, la « faucheuse » est passée...
Jadis adolescents, au sortir des écoles, on leur avait vendu des rêves éphémères.
Quand veillaient les vautours, et lâchaient leurs corbeaux, comme des marchands de sable, s’abattant sur leurs proies.
Michaël a voulu, leur donner ses étrennes, car ils avaient promis, la lune et les étoiles.
Mais lui voulait bien plus...Il vole vers le soleil, il n’est plus Michaël, il se prénomme « Icare » ...
Ses pensées embrumées, loin des réalités, le conduisent aux voyages dont on ne revient plus.
Douce, douce...fumée douce....
Les vautours avaient dit, que c’était anodin, qu’il prendrait des chemins, dont pour sûr... on revient...
Et « l’infidèle » heureux, va tenter l’aventure.
Cachées dans les montagnes, loin de ces lieux, là bas ...D’autres femmes courbées, sous le soleil travaillent. Elles cueillent et cueillent encore, sous un astre brûlant, des feuilles étoilées aux senteurs poivrées.
Elles s’activent sans cesse au pénible labeur. Mais le soir, comblées, lorsqu’elles rentrent des champs, un couffin sur le dos, lourd des précieuses herbes, elles chantent heureuses et rient.
Elles courent vers leurs enfants qu’elles serrent dans des bras, meurtris et fatigués.
Ils vivront aujourd’hui, ils mangeront demain...
Elles roulent la semoule lorsque gonfle le grain.
A la théière qui chante, on apporte la menthe, et les gâteaux au miel, à nouveau sur la table, égayent des moments familiaux et sereins.
Le chef des vautours est passé ce matin, il a donné des pièces, à peine de quoi survivre...
Et dans sa Cadillac, il a repris la route, qui le conduit au port.
Michaël le rêveur...dans la petite auto, empruntée à sa mère, roule vers la lumière, il prépare un rallie.
Puis comme un grand champion, remporte des victoires, il plane sur la route, il fauche une fillette...
Mais dans sa course folle, il ne peut s’arrêter, il fonce sur le pont.....
La sonnette retentit, la femme est allée, apprendre la nouvelle, que deux hommes en bleu, lui ont portée, navrés.
Ils entrent dans la chambre, aux décors enfantins, ne reconnaissant pas, le portrait accroché, tant celui qu’ils ont vu, était défiguré.
L’odeur acre de la pièce, encore tiède enfumée, révèle la détresse, d’un enfant abusé en sortant de l’école.
Douce...Douce, fumée douce...
Elles tournent en rond, les ombres, qui s’éloignent, amères...
De leurs larmes mêlées, naissent des ruisseaux, des rivières et des mers...
Femmes occidentales, ou femmes Orientales....Pauvres mères
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